Das KOF-Konjunkturbarometer kratzt im Mai an der 100er-Marke, ohne sie zu nehmen. Gleichzeitig planen 46 Prozent der Schweizer Finanzchefs, mittelfristig Lohnkosten durch KI zu senken. Zwei Signale, eine Konsequenz für KMU-Führungspersonen.
Les PME suisses maîtrisent l’art de la gestion de crise au quotidien. Mais seule une minorité s’estime capable de transformer rapidement son modèle d’affaires. Le dernier Baromètre NZZ des PME fait de l’adaptabilité stratégique une question de leadership.
L’humeur dans les PME suisses n’a jamais été aussi morose. L’indice global du Baromètre NZZ des PME tombe à moins 7,3 points, son plus bas niveau depuis le début des relevés en 2021. Derrière ce chiffre se cache un sondage auprès de 495 dirigeants ce printemps. Le résultat n’est pourtant pas une raison de paniquer, mais une invitation à regarder de plus près.
Les facteurs de charge se situent surtout hors de portée. Tensions géopolitiques, politique commerciale américaine, situation monétaire et chaînes d’approvisionnement peu fiables pèsent sur les attentes. S’y ajoute la densité réglementaire croissante, perçue par beaucoup d’entreprises comme une charge bureaucratique supplémentaire.
Les sondés jugent particulièrement critique le commerce avec l’étranger. Les entreprises exportatrices se trouvent dans un environnement exigeant. Un point positif reste la technologie : pour l’intégration d’outils modernes, la grande majorité signale des progrès.
Sur le thème de la résistance aux crises, l’étude montre deux visages. Plus de la moitié des entreprises, soit 55 pour cent, se considère comme plutôt ou très résiliente. Au quotidien opérationnel, c’est juste : les entreprises restent opérationnelles, prennent des décisions pragmatiques et cherchent des solutions transversales.
Au niveau stratégique, le tableau bascule. Une baisse inattendue du chiffre d’affaires serait difficilement gérable pour près d’un cinquième des entreprises, voire menaçante pour leur existence. Et moins d’un tiers s’estime capable d’adapter fondamentalement son modèle d’affaires en six mois. Les risques de concentration sur certains clients ou fournisseurs restent souvent non résolus.
L’économiste en chef de la NZZ, Peter A. Fischer, résume : « Certes, les entreprises maîtrisent parfaitement l’art opérationnel de la gestion de crise. Mais beaucoup voient actuellement des possibilités limitées d’adapter rapidement et globalement leurs modèles d’affaires à l’environnement volatile. »
Sur l’intelligence artificielle, les PME sont étonnamment offensives. Près d’un dirigeant sur deux cite l’IA comme l’un des thèmes les plus importants des trois prochaines années, et 87 pour cent expérimentent déjà ou développent des compétences. La technologie est entrée dans le quotidien.
Mais comme le rapporte la publication IT Netzwoche, la maturité des données est en retard. Seuls 27 pour cent des sondés utilisent les données de manière systématique pour les décisions stratégiques. La majorité recourt ponctuellement aux analyses ou se fie à l’expérience et à l’intuition. Les outils sont là, la culture décisionnelle basée sur les données manque encore.
Robustesse opérationnelle et agilité stratégique ne sont pas la même chose. Qui maîtrise les crises au quotidien n’a pas pour autant sécurisé son modèle d’affaires pour l’avenir. C’est précisément cette lacune qui est l’affaire du patron, car elle se décide au sommet, pas dans la ligne.
Trois leviers aident à avancer. Premièrement : jouer des scénarios plutôt que miser sur un seul pronostic. Deuxièmement : réduire activement les risques de concentration sur les clients et fournisseurs. Troisièmement : fonder les décisions sur les données, pas seulement sur l’intuition. Aucun de ces leviers ne nécessite un gros budget, tous demandent de la discipline de direction.
Le thème directeur est fourni par le Swiss Economic Forum de cette année avec la question « Unbreakable ? ». La réponse honnête est : rien n’est incassable. Ce qui est décisif, c’est la vitesse à laquelle une entreprise apprend et se réoriente.
Le baromètre en chiffres
−7,3 points d’indice : plus bas niveau depuis le début des relevés en 2021
55 % des PME se considèrent comme plutôt à très résilientes
< un tiers s’estime capable de transformer fondamentalement son modèle d’affaires en six mois
27 % utilisent les données de manière systématique pour les décisions stratégiques
87 % expérimentent avec l’intelligence artificielle ou développent des compétences
Profitez de la prochaine réunion de direction pour poser trois questions. Combien de temps survivons-nous à une baisse de chiffre d’affaires de vingt pour cent ? Quel client ou fournisseur unique nous ferait le plus mal s’il disparaissait ? Et sur quels trois indicateurs fondons-nous vraiment nos décisions les plus importantes ?
Qui peut répondre à ces questions n’est pas incassable, mais nettement plus adaptable que la moyenne. Et c’est précisément cela, dans l’environnement actuel, l’avantage décisif.
Approfondir au KMU Leaders Campus L’adaptabilité stratégique se travaille. C’est exactement là qu’interviennent les Seminartage et la Community of Practice du KMU Leaders Campus : les dirigeants travaillent sur des scénarios, des variantes de modèles d’affaires et des processus décisionnels basés sur les données, avec des partenaires comme PostFinance, Swiss Leaders et la HWZ. Le prochain Campus Impuls offre l’entrée compacte dans le sujet.
SOURCES
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